Fenêtre d’Overton et liberté d’expression

« On ne peut plus rien dire » : voilà un constat que beaucoup de gens partagent sans arriver à le formuler plus précisément. On regarde ce qui nous faisait rire dans les années 80 ou dans les années 90 et on se dit, parfois amèrement, qu’effectivement, aujourd’hui ça serait impensable. D’où le succès des archives deLire la suite « Fenêtre d’Overton et liberté d’expression »

L’impensé du langage

Quand j’étais en terminale, le cours de philosophie était le cours central. Nous en avions pour huit heures par semaine, plus d’heures que pour les langues, l’histoire ou la littérature. Et la plupart du temps je trouvais que ça n’était pas beaucoup. Je regrettais que le programme soit uniquement axé sur la philosophie occidentale, moiLire la suite « L’impensé du langage »

De la couleur du temps

Kazuyoshi Yoshikawa (吉川一義), professeur émérite de littérature à l’université de Kyoto, vient d’achever la publication d’une nouvelle traduction de Proust. Parue en format poche chez Iwanami, la collection de référence pour les œuvres littéraires dans un format grand public, cette nouvelle édition compte quatorze volumes, accompagnés d’un long index, ainsi que de notes explicatives etLire la suite « De la couleur du temps »

Va-et-vient linguisitiques (1)

Il y a des résonnances étonnantes entre la langue japonaise et la langue hébraïque. Il n’y a aucun lien entre les deux et pourtant, il y a comme des parentés dans les paysages qu’elles dessinent. Le lien entre le travail et le sacré en est un exemple intéressant. En japonais, le kanji 社 a deuxLire la suite « Va-et-vient linguisitiques (1) »